jeudi, 22 octobre 2009

Intervention en plénière sur le projet de budget 2010

 

 


Je tenais à remercier le rapporteur Monsieur Surjan pour sa ténacité et sa recherche constante de compromis.

Nous examinons un projet de budget équilibré qui répond au double défi du financement du plan de relance et de la mise en place d'un fonds laitier.

Pour ce qui est de la mise en place d'un fonds laitier à hauteur de 300 M d'euros - tel que le propose le groupe PPE, je voudrai faire deux remarques :

- Tout d'abord, je voudrai dénoncer la démagogie de la gauche qui demande à ce que ce fonds soit doté à hauteur de 600 M d'euros, ce qui est tout simplement irréalisable et surtout irresponsable car une telle somme entraînerait des coupes sèches de crédits sur les autres filières agricoles ou compromettrait le financement du plan de relance.
En conséquence, le financement du fonds laitier se ferait sur le dos des agriculteurs ou des chômeurs, ce qui est économiquement inefficace et socialement injuste.

- En outre, permettez-moi de dire mon étonnement pour ne pas dire ma déception, de voir notre commissaire Madame Fischer-Bol s'approprier la paternité d'un tel fonds, comme si la Commission des budgets n'avait point travaillé ou, pis encore, ces travaux ne servaient à rien.

Enfin, en tant que benjamin des eurodéputés français je tenais à faire part de ma déception quant au financement du programme "jeunesse en action": paradoxalement, c'est en pleine crise économique que nous nous apprêtons pour la première fois en 10 ans à réduire les ressources de ce programme

Je vous remercie.

samedi, 06 septembre 2008

Discours de Damien Abad aux UE - 6 septembre 2008

uedamien1.jpg"Ensemble sortons du traditionnel "tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable" et faisons plutôt en sorte que "tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi".
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène. "

Mes chers amis,

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est merci. Merci à vous Jeunes Centristes pour votre courage à toute épreuve, votre détermination sans faille et votre professionnalisme exemplaire. Je ne vais pas tous vous citer mais merci à toi, JB, Ronnie, Emmanuel, Laure, Fanny, Elodie, Carline, Jeremy, Rayed, Kamel, Vincent, Thomas, Sébastien, Jessica, Jordan, Anne, Mathieu,…

Parce que, ne vous y trompez pas, ces UE, ce sont les JC qui les ont voulues, ce sont encore eux qui les ont organisé et ce sont toujours eux qui se sont mobilisés sans relâche du premier au dernier jour.
Ce sont des mois d’efforts intenses, de sacrifice et de travail acharné. Je me souviens, comme si c’était hier du jour où l’on a enfin décidé que nos UE se dérouleraient dans cette belle ville de La Londe les Maures dont je tiens à saluer le constant soutien de son Maire, M. François de Canson ainsi que de l’ensemble de son équipe municipale.

Parce que le résultat est tout aussi exceptionnel que le chemin parcouru a été semé d’embûches, je voulais vous dire merci devant tout le monde et je voulais également vous dire que je suis fier de vous, fier de ce que vous avez fait et fier de l’état d’esprit dont vous êtes animés. Cette UE, c’est la vôtre, elle vous appartient et personne ne pourra prétendre le contraire !
Je tiens également à remercier dans cette aventure l’ensemble des responsables locaux et nationaux du Nouveau Centre, avec une mention spéciale pour notre marraine à tous, je pense bien entendu à toi, à Mireille, parce que, comme on le dit ici, "tu as mouillé la chemise".

Nous sommes aujourd’hui le seul parti de France où ce sont les jeunes qui sont au cœur des UE. Et croyez moi, ce n’est pas rien à un moment où la place des jeunes dans les UE est marginalisée.
Et là, je m’adresse à vous, les journalistes, vous qui avez couvert les autres UE, je vous mets au défi de trouver un autre parti politique où la place des jeunes est aussi importante.
Et je vous lance même un deuxième défi : vous dites souvent, à tort ou à raison que les jeunes se désintéressent de la politique, qu’ils ne se passionnent plus pour "la vie de la Cité", souvent trop loin de leurs préoccupations quotidiennes.
Et bien là, vous avez des jeunes engagés, motivés, impliqués qui ne demandent qu’une chose, c’est pouvoir s’exprimer et faire en sorte que leur expression soit entendue. Et bien, interrogez les, demandez leur leur avis, leur sentiment et vous verrez qu’ils ont des choses intéressantes à vous livrer. Parce que je crois que les UE, ce ne sont pas que des discours de rentrée politique, ce ne sont pas qu’une liste de VIP – aussi importante soit-elle, ce sont aussi et avant tout un lieu d’échanges, d’ateliers et de rencontres entre jeunes et élus.
Et nous qui sommes jeunes et centristes, nous avons besoin de vous, les élus : besoin de vous pour nous faire part de votre expérience, de votre expertise, besoin de vous pour être en capacité d’exercer des responsabilités dans l’avenir et besoin de vous pour être mieux armés face aux défis que nous devrons relever demain et après-demain.

Ce choix de la jeunesse, ce choix du dynamisme, ce n’est pas seulement le choix des JC, c’est le choix du Nouveau Centre tout entier. C’est une politique assumée et voulue que de donner la parole aux jeunes militants et de leur offrir une tribune politique. Ce choix, j’en suis sûr, c’est celui de chacun d’entre vous ici présents qui demandez sans cesse un renouvellement et un rajeunissement de la classe politique.
Parce que c’est le renouvellement des élites et l’accès de nouvelles couches sociales aux fonctions électives qui garantit l’exemplarité de l’action publique.

Oui, en tant que jeunes, nous avons une valeur ajoutée à apporter à la classe politique.
Notre valeur ajoutée, c’est de faire évoluer les mentalités, c’est de faire bouger les clivages et c’est de bousculer les certitudes. C’est vrai par exemple sur de grands sujets de société comme le mariage homosexuel, l’homoparentalité ou encore la fin de vie.

Rappelle-toi, mon cher Hervé, au Congrès de Nîmes, je t’avais demandé d’être l’instigateur de cette cure de jouvence notamment en prenant l’engagement que 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre aux prochaines élections européennes et régionales – pas les sénatoriales, je te rassure -, soient des candidats Jeunes Centristes et que la moitié d’entre eux figurent en position éligible. Alors, bon écoute Hervé, comme je suis quelqu’un d’ouvert, je suis prêt à discuter avec toi sur le chiffre mais je te demande de prendre un engagement de principe fort selon lequel il y aura des candidats Jeunes Centristes aux prochaines élections et que ces candidats ne seront pas simplement de simples figurants destinés à compléter les fins de listes. Ce doit être le fruit  d’un choix politique et non le résultat de circonstances hasardeuses.
Mais, comme je sais que tu es un homme de défi, je suis persuadé que tu ne manqueras pas de relever celui-ci et ce, dès aujourd’hui. En tout cas, nous attendons toutes et tous ta réponse avec impatience.

Tu dois, en effet, faire confiance en la jeunesse de notre pays et de notre mouvement car la jeunesse c’est la promesse des commencements, c’est l’âge où l’on croit dur comme fer qu’un rêve peut à lui seul changer le monde.
Nous croyons que la politique, elle est sérieuse, quand elle permet de réaliser ses rêves. La politique qui n’est pas sérieuse, c’est celle qui, au contraire, se contente de gérer, tant bien que mal, le quotidien, c’est celle qui considère que le monde est tel qu’il doit être et non tel qu’il devrait être et c’est celle qui prétend que tout a été fait, tout a été dit. Et bien c’est de cette politique qui ne peut rien parce qu’elle ne veut rien et parce qu’elle n’imagine rien que nous ne voulons pas ou, qu’en tout état de cause, nous ne voulons plus.

Et, pour nous qui sommes centristes, quel est ce rêve que nous devons faire tous ensemble ?
Il est simple : reconstruire le centre avec des ex-UDF, des radicaux et aussi des radicaux de gauche.
Parce qu’au-delà des divisions et des querelles de clochers, le centre est une grande famille politique. Une famille dont les valeurs sont belles et fortes : la solidarité, l’égalité des chances, la liberté, la promotion sociale, la démocratie, le pluralisme et l’idéal européen.
Idées majoritaires en France mais non portées au pouvoir car cette famille est divisée, éclatée, écartelée même parfois.
C’est pourquoi, je crois que c’est en revenant aux sources du centrisme, aux valeurs qui nous rassemblent que l’on pourra un jour dépasser les conflits de personnes pour reconstruire un centre fort et indépendant.
Ainsi, comme le disait notre "sage" Pierre Fauchon lors de notre table ronde sur "Les Centres en France", nous avons besoin d’un socle intellectuel commun qui repose sur trois piliers : une démocratie pluraliste pour permettre l’expression de toutes les sensibilités et garantir les conditions d’une représentation juste et équilibrée ; une Europe politique forte, capable de parler d’une seule voix sur la scène internationale ; la promotion du progrès social, notamment pour permettre aux jeunes de financer leurs études ou leur formation.
Nous ne nous retrouverons pas sur des stratégies politiques de fond de tiroir, nous nous retrouverons sur un projet commun clairement identifié et identifiable. 

Les Jeunes Centristes, je leur ai donné une mission : celle d’être les précurseurs de ce rassemblement, d’en être les avant-gardistes. Parce que si le Nouveau Centre doit être à l’avant-garde de l’action et du mouvement des idées, les JC doivent être à la pointe de cette avant-garde. Et nous avons déjà commencé à le faire :
- d’abord en organisant un grand séminaire national où les centristes de l’UMP, les jeunes radicaux et les UDF ont participé à nos ateliers et tables rondes ;
- ensuite en constituant une équipe tournée vers les autres, à la recherche de partenariats et d’échanges fructueux avec le monde associatif, les réseaux professionnels et les autres formations politiques ;
- enfin, en lançant l’idée d’un café des centres englobant toutes les sensibilités centristes, du Modem aux radicaux.
C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que je lance un appel à tous les Jeunes Populaires qui ne se reconnaissent plus dans un mouvement jeune où les querelles de personnes et les stratégies personnelles ont pris le pas sur le débat d’idées, mais aussi à tous les Jeunes Démocrates qui ne se reconnaissent plus dans une alliance contre-nature avec la gauche la plus éclatée et la plus archaïque d’Europe.
Je voudrai leur dire qu’entre "le monde des petits meurtres entre amis" et "le monde des éléphants sans défense", il y a un espace politique à occuper, celui des idées, celui des projets et celui des convictions : c’est ce que l’on appelle le centre.

Alors ensemble sortons du traditionnel "tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable" et faisons plutôt en sorte que "tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi".
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène.
Souvenez-vous de Martin Luther King, ce grand pasteur noir qui a dit un jour à l’Amérique devant le mémorial de Lincoln à Washington : "Je rêve qu’un jour notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : que tous les hommes sont créés égaux." Ainsi, c’est ce grand rêve de fraternité et de justice qui a changé l’Amérique. Alors si le rêve a pu changer l’Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd’hui de changer le paysage politique français en faisant du centrisme une force politique à part entière ?

Nous les Jeunes Centristes, nous avons la conviction que le centrisme est une force politique et pas seulement un mouvement d’idées ou une simple sensibilité. Il n’y a de centrisme qu’indépendant et il n’y a de centrisme que structuré.
Etre centriste, c’est refuser la critique systématique, c’est tourner le dos à l’immobilisme et c’est considérer que la responsabilité est un devoir, l’action un principe et le pluralisme une exigence.
Etre centriste, c’est aussi promouvoir la France de toutes les couleurs et de toutes les religions, c’est faire de la France une terre de la diversité : diversité environnementale, politique, culturelle ou sociale. Je veux à cet égard saluer la présence de M. le Ministre marocain de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace.

Enfin, à tous les jeunes qui souhaitent s’engager dans la vie politique française, je voudrai leur dire ceci : allez-y, prenez des risques, soyez courageux car le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense sera réservée à notre effort. Car le Centurion prit Rome car il était le seul à ne pas savoir que Rome était imprenable.

"Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera ; mais si elle sait s’y adapter, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes.
Alors, Jeunes Hommes et jeunes femmes de France, organisez-vous, groupez-vous, pour faire entendre votre voix, participez aux mouvements de jeunesse, animez-les, poussez-les à exercer sur les pouvoirs publics une pression continue, afin de faire triompher les décisions qui dictent le sens de l’intérêt collectif !
Et ce n’est pas tout encore. N’hésitez pas à prendre part à la vie politique, qui sans votre inspiration risquera toujours de retomber dans les vieilles ornières…
Décidez dès aujourd’hui de peser de toutes vos forces sur la destinée nationale, préparez de vos propres mains l’avenir plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens !"
Les trois dernières phrases que je viens de vous dire, c’est ce qu’écrivait, Pierre Mendès France, il y a plus de 50 ans. Mes chers amis Jeunes Centristes et militants, reprenons ce message, il est la raison d’être de notre engagement et le cœur de notre mission.
Je vous remercie.

samedi, 17 mai 2008

Congrès de Nîmes - 17 mai 2008

Le Nouveau Centre à Nîmes, quelle belle rencontre pour moi qui suis né dans cette ville gallo-romaine chargée d’histoire et qui ai grandi, à quelques kilomètres d’ici, dans la ville de Vauvert en plein cœur de la Camargue gardoise ; cette ville de Vauvert où je suis nouvellement élu, cette ville que j’aime tant, cette ville qui m’a tout appris et tant donné.
Et bien, le Nouveau Centre à Nîmes, c’est à mes yeux la rencontre entre ce que je suis et ce que je pense, entre ce que j’aime et ce que j’aspire à aimer, entre ce que nous sommes et ce que nous aspirons à devenir.

En faisant le choix de Nîmes pour tenir son Congrès fondateur, le Nouveau Centre est, pour ainsi dire, entrer dans l’arène. Et pas dans n’importe laquelle puisqu’il s’agit de l’arène politique, bien plus ancienne encore que les arènes de Nîmes, souvent plus cinglante, parfois plus éprouvante mais tout aussi passionnante.
Alors, et les nîmois ici présents en savent quelque chose, on n’entre pas dans l’arène sans une pointe de maestria ni un minimum de bravoure. Et ce courage politique, cette volonté d’aller au combat et de toujours défier l’adversaire, c’est la marque de fabrique du Nouveau Centre.
Et cette marque de fabrique, vous la devez d’abord à Hervé Morin sur le plan national, à Yvan Lachaud sur le plan local ainsi qu’à l’ensemble des ministres, parlementaires, élus locaux et militants ici présents.
Sans oublier bien entendu les Jeunes Centristes, au premier rang desquels notre présidente de région Languedoc Roussillon – Laure Alteirac -. Et croyez moi, ces jeunes là, ils n’ont pas fini de vous surprendre ni de se faire entendre. Grâce à vous Jeunes Centristes, grâce à votre mobilisation sans faille et votre énergie sans relâche, nous sommes passés de 20 à plus de 1 000 adhérents en à peine 6 mois.

Valeureux, combatif, incisif, voilà ce que sont, ce que doivent être et ce que seront le Nouveau Centre et les Jeunes Centristes.
C’est donc aujourd’hui Nîmes que nous devons affirmer notre identité dans une ville quia déjà trouvé, elle, son accent.
Alors, plus que jamais, recentrons-nous tous ensembles à Nîmes.



Alors recentrons-nous tout d’abord au nom du pluralisme et de la démocratie parce qu’il n’y a pas de pluralisme possible sans démocratie vivante et il n’y a pas de démocratie réelle sans pluralisme véritable. Le pluralisme sans la démocratie est impuissant et la démocratie sans le pluralisme est tyrannique.
L’un ne va pas sans l’autre et notre société se doit de marcher sur ses deux jambes, pluralisme d’un côté / démocratie de l’autre car sinon, notre système politique tout entier finira par marcher sur la tête.
Alors oui, le Nouveau Centre plus que toute autre formation politique, doit faire entendre sa voix lors de la réforme constitutionnelle en étant le plus fervent défenseur de la représentation pluraliste des opinions et des territoires, en limitant le cumul des mandats dans le temps et en demandant l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale.
Comme nous le demande notre ami Jean Christophe Lagarde, il est grand temps d’arrêter les hypocrisies françaises.

Recentrons-nous aussi au nom des libertés qu’elles soient individuelles, collectives, locales, économiques ou politiques. Parce qu’être au Nouveau Centre, être Jeunes Centristes, c’est être au service d’une ambition commune, celle de replacer l’Homme au cœur de la société, de libérer les énergies de notre pays et de faire de la promotion des libertés individuelles une priorité de tous les instants. 
Et la liberté, ça vaut aussi à l’intérieur d’un parti politique. Et là, vous avez, nous avons une chance inouïe, celui d’être dans un parti politique où tout est à faire, tout est à construire. Et celui d’être dans un parti politique où vous avez une totale liberté de parole, liberté d’action et liberté de pensée. Alors saisissez-vous de cette liberté car, croyez-moi, cette liberté, elle est chère à nos yeux, elle est chère à vos yeux et elle est surtout chère aux yeux de tout ceux qui nous regardent, nous observent et nous envient même parfois. Parce que cette liberté, elle est la raison d’être de notre engagement et elle est notre force d’attraction vis à vis de l’extérieur.

Recentrons-nous aussi au nom de la justice sociale, de l’efficacité économique et de la responsabilité budgétaire. Et là, les yeux dans les yeux, je m’adresse à vous Messieurs les ministres, messieurs les députés et je vous demande, au nom de l’ensemble des jeunes ici présents, au nom des générations futures, de ne pas renier vos convictions en matière d’équilibre budgétaire. Vous devez, nous devons exiger du Gouvernement l’inscription dans la Constitution de la règle d’or selon laquelle, dans l’avenir, aucun budget de la Nation ne pourra être présenté et voté en équilibre.
La jeunesse de notre pays vous jugera sur votre capacité en introduire des règles qui garantissent son avenir et préserve sa qualité de vie.
Parce que nous qui sommes jeunes, nous ne voulons plus être la génération sacrifiée, la génération oubliée, cette génération déficits qui n’a comme seul horizon le spirale infernale « Dette, déficits, dépression ».
Ne soyons pas fatalistes car la fatalité coupe les ailes à la jeunesse et, par là même, à la société toute entière.

Recentrons-nous aussi au nom de l’idéal européen afin de réconcilier l’Europe avec les européens, notre vision de l’Europe avec la réalité des préoccupations quotidiennes des françaises et français.
A quelques jours de la présidence française de l’Union européenne, comment ne pas réveiller et faire partager notre passion pour l’Europe ?
Pas l’Europe des technos sans saveur, de la paperasse inutile, des règlements indigestes ou des doctrines sans nom.
Non, je veux parler de l’Europe des peuples qui nous garantit une paix durable, l’Europe sociale qui doit toujours mieux nous protéger et l’Europe citoyenne qui doit toujours plus nous éduquer.
Nous les Jeunes Centristes, qui sommes les « enfants de l’Europe » + VGE

Recentrons-nous aussi au nom de l’existence d’un centre fort, libre et capable de faire des choix politiques clairs et compris de tous. Parce que la vie politique française ne peut se concevoir sans les valeurs et idéaux centristes et parce qu’une société de progrès ne peut faire l’économie du Centre.
Nous avons un destin commun : celui de construire ou reconstruire une force politique du Centre durable, solide et moderne. Et bien cette destinée commune, cette volonté de vouloir un centre ensemble, saisissons-là et j’irai même jusqu’à dire, croquons là à pleine dent. Car il n’y a rien de plus beau que de construire, rien de plus exaltant que de bâtir et rien de plus valorisant que de créer.
La France a besoin du Centre et le Centre a besoin de vous. Parce qu’entre les excentrés, les décentrés, les égocentrés ou les centrés sur eux-mêmes, il est grand temps de redonner du sens à l’engagement politique au Centre. Parce qu’à force d’être au centre de nulle part comme le MoDem, on se déconnecte de cet espace politique dont notre pays a tant besoin.
Ne soyons pas comme le Parti socialiste à toujours courir derrière le train des réformes en essayant tant bien que mal à se raccrocher aux wagons. Ne restons pas non plus à quai comme le MoDem et soyons autre chose que la Bay-roue de secours du gouvernement.
Soyons tout simplement davantage créateurs que suiveurs, inventifs que coercitifs, acteur que spectateur. Soyons toujours modestes dans notre comportement et toujours ambitieux dans nos actions.

Alors, ensembles, reconstruisons cette union des personnes, cette union des idées, cette union des valeurs centristes, reconstruisons cette union pour la démocratie française et allons même encore plus loin en offrant un projet novateur, ambitieux et moderne.



Et nous les jeunes centristes, nous en avons la responsabilité, le devoir, et je dirai même la vocation. Et nous avons déjà commencé à le faire.  Ainsi, savez-vous que depuis le début de l’année 2008, les Jeunes Centristes ont eu davantage de dépêches AFP que les Jeunes de l’UMP, le MJS, les Jeunes MoDem, les Jeunes Verts, les jeunes radicaux ou les Jeunes communistes. Et nous avons eu, ce qu’aucun autre mouvement jeune n’a eu cette année, à savoir un article sur les Jeunes Centristes dans le Figaro, les Echos, la Tribune, le Républicain, le Progrès, la Provence, le Courrier Picard, le Parisien et même Le Monde !!!!
Alors cela signifie une chose simple : nous sommes un mouvement jeune de plus en plus visible, de plus en plus audible, de plus en plus crédible et de plus en plus légitime. La reconstruction du Centre est en marche et les Jeunes Centristes seront au cœur de cette reconstruction.

Et si les Jeunes Centristes suscitent autant d’intérêt, c’est parce que nous sommes différents des autres mouvements jeunes politiques.
Différents des autres mouvements jeunes politiques parce que les Jeunes Centristes ne sont ni un fan club au service d’un homme ou d’une femme ni une simple armée de « colleurs d’affiches ». Notre engagement politique repose sur une triple ambition :
celle de participer à la construction d’un projet de société, celle de s’engager pleinement dans la vie politique nationale et locale, et celle de faire entendre la voix de la jeunesse dans notre pays.
Oui, les jeunes ont souvent un message à vous délivrer et c’est aussi à vous les médias de leur offrir parfois la possibilité de l’exprimer publiquement.

Ainsi, savez-vous que 8 jeunes sur 10 ont une mauvaise image des hommes politique ? Savez vous que 9 jeunes sur 10 considèrent que les hommes politique ne répondent pas aux préoccupations des jeunes ?
Et savez-vous qu’une jeune sur 10 seulement estime avoir recours à un parti politique pour s’informer et comprendre les enjeux de notre monde ?
Et bien ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors ne voyez pas là un signe de dépolitisation ou de désintéressement des jeunes à l’égard de la politique. Non, ces chiffres révèlent une chose : les partis politique et les mouvements jeunes, dans leur ensemble, ne remplissent plus leur rôle de socialisation à l’égard des jeunes.

Différents des autres mouvements jeunes car nous devons être là où l’on ne nous attend pas.
Et être là où on ne l’attend pas, c’est justement ce qu’on essaie de faire en sensibilisant les jeunes à une question, pas toujours sexy ni forcément attrayante : celle de la dette.
Mais être là ou ne l’attend pas, c’est aussi aller plus loin que le parti aîné sur certains sujets et parfois dépasser la ligne politique officielle du parti. C’est également prendre parfois des positions plus tranchées ou plus osées – comme nous avons pu le faire sur la question de l’adoption par des couples homosexuels par exemple. C’est également mettre à l’ordre du jour du débat public des thématiques parfois trop peu considérées.
C’est enfin être en capacité de faire bouger les lignes, de peser dans le débat public, de pouvoir exprimer ses attentes et concrétiser ses rêves.

Et bien, s’il y avait une seule chose à retenir des Jeunes Centristes, c’est celle-ci : nous sommes un mouvement jeune différent des autres qui se doit d’être là où on ne l’attend pas.

Différents des autres mouvements jeunes car nous voulons aussi peser dans les choix politiques de demain. Avec un principe simple : ce n’est pas parce que l’on est jeune que l’on n’a pas le droit d’être en position éligible sur les listes électorales.
Alors Monsieur le Ministre, je sais que vous êtes attachés à ce que les jeunes du Nouveau Centre puissent exister, se faire entendre et participer aux prochaines échéances électorales que sont les européennes puis les régionales.
Et bien, pour ce Congrès fondateur, je vous demande de prendre un engagement solennel : celui d’atteindre l’objectif selon lequel 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre lors des élections européennes et régionales seront des Jeunes Centristes et la moitié d’entre eux figureront en position éligible.

Cet engagement serait un signal fort adressé à la classe politique toute entière et ce serait un message de confiance et de respect adressé aux jeunes du Nouveau Centre dont les effectifs grandissent chaque jour un peu plus.
Et croyez moi Monsieur le Ministre, si vous prenez cet engagement aujourd’hui à Nîmes, vous ne le regretterez pas.

Parce que comme vous, nous sommes davantage tournés vers les autres que repliés sur nous-mêmes, nous préférons l’action à la parole, la réforme au blocage, l’ouverture au repli sur soi, l’audace à l’immobilisme, les réalisations concrètes aux promesses illusoires.
Et comme vous, nous croyons en une direction du parti davantage démocratique qu’autocratique, davantage collective que personnelle et davantage participative que directive.

En multipliant les cafés politique, en organisant un grand séminaire européen à Strasbourg le mois prochain, en multipliant les échanges avec les Jeunes de l’UMP, les Jeunes radicaux et les Jeunes MoDem, en créant des pôles thématiques destinés à construire un véritable projet politique, en ayant des représentants Jeunes Centristes dans la quasi-totalité du territoire national et en multipliant les actions de communication, nous essayons chaque jour, chaque heure et parfois même chaque minute d’apporter notre pierre à la construction de la « maison Centre ».

Alors, bien entendu, beaucoup reste à faire et je dirai même que tout est encore à faire, tout est à construire. Ce n’est qu’un début et tous ensembles, jeunes et moins jeunes, centristes de cœur et centristes de raison, centristes de souche et centristes d’adoption, centristes de la première heure et centristes de demain, centristes d’un jour centristes toujours, nous devons relever ce formidable défi qui se dresse devant nous : celui de reconstruire une force politique du centre durable et solide, incarnant à la fois une vision nouvelle pour l’avenir et un projet politique répondant aux attentes quotidiennes des français.
Cette tension entre le présent qui nous oppresse et l’avenir qui nous obsède, entre la quotidienneté des problèmes et la durabilité des solutions, entre la pression de l’instant et l’exigence du futur, cette tension est au cœur de tout engagement politique.

Ainsi, si notre congrès fondateur donne officiellement naissance à notre parti politique aujourd’hui, il faut désormais donner vie à notre projet politique, donner corps à notre force politique et surtout donner une âme à notre engagement.
Nous devons désormais avoir pour ambition de tout mettre en œuvre pour que le Nouveau Centre soit davantage durable que nouveau.


mardi, 11 mars 2008

Elections municipales à Vauvert - mars 2008

Bonsoir à toutes, Bonsoir à tous,

Je voudrai tout d’abord vous remercier d’être venus aussi nombreux ce soir et vous dire à quel point je suis heureux d’être là avec vous ce soir, à Vauvert, au cœur de la Petite Camargue gardoise.
Vauvert a marqué mon esprit et ma vie parce que :
-    c’est d’abord une terre d’accueil et de liberté pour ma famille venue d’Espagne et qui a trouvé refuge ici en 1967.
-    C’est également, à mes yeux, une terre de culture, d’éducation et d’apprentissage puisque c’est ici que j’ai fait l’essentiel de ma scolarité : d’abord au Pic d’Etienne en maternelle puis en primaire puis au collège la Vallée Verte, lieu aujourd’hui ô combien symbolique et dont la friche se transformera, j’espère, demain en lieu de convivialité et de mixité sociale où chacune des catégories de population vauverdoise se cotoieront et se rencontreront à nouveau.
-    Ville de liberté, terre d’éducation et de culture, Vauvert est aussi la ville où j’ai appris le dépassement de soi, l’ouverture aux autres ou encore l’esprit d’équipe, notamment lorsque j’ai joué au foot à l’ACV et au FCV puis au tennis de table.
-    Enfin, Vauvert, c’est pour moi d’abord et avant tout la ville de l’amitié, de la solidarité et de l’entraide. C’est ici que j’ai rencontré mes meilleurs amis.

Alors, vous le voyez, que ce soit par mes amis, ma famille, l’école ou mes passions, je suis profondément attaché à cette ville qui m’a tout appris, qui m’a tant donné et qui m’a toujours accueilli à bras ouvert.
C’est pourquoi être à Vauvert, ici ce soir devant vous pour défendre les couleurs de « Vauvert Générations » est un honneur, une chance et je dirai même un privilège.
Aujourd’hui, en m’engageant aux côtés de Gérard Gayaud, j’ai décidé de rendre à cette ville ce qu’elle m’a tant donné. Je veux à mon tour vous servir : vous servir, tel est le sens de mon engagement.

C’est parce que j’aime cette ville que j’ai refusé, sans la moindre hésitation, les différentes propositions que l’on m’a faites pour les élections municipales : à Maisons-laffitte dans les Yvelines, à Châteaudun et même à Paris, dans le 5ème arrondissement sur la liste de Jean Tibéri.
Et bien je peux vous dire que le choix de Vauvert, celui de Gérard Gayaud et de « Vauvert Générations », je ne le regrette pour rien au monde.
Au contraire, je suis fier d’appartenir à cette équipe et fier de soutenir un homme de terrain, un homme de valeurs et de conviction, un homme de vérité.
M Gayaud, je voudrai tout simplement vous dire merci. Merci de m’avoir permis de vivre cette expérience là. Merci de me montrer tous les jours que la sincérité et l’humilité, ça existe encore en politique. Et je peux vous dire, connaissant bien le milieu politique et ses réseaux d’influence, que la sincérité et l’humanisme sont malheureusement des denrées trop rares en politique.  
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir ce soir deux maires, MM Gayaud et Mourrut dont l’honnêteté, l’intégrité, la capacité d’écoute et de dialogue, la compétence mais aussi le dévouement pour leur ville respective de Vauvert et du Grau du roi sont unanimement reconnus, y compris chez nos adversaires socialistes.

Alors oui M. Gayaud, vous avez raison de préférer l’action à la parole, la vérité au mensonge, les réalisations concrètes aux promesses illusoires, le terrain à l’appareil politique, le rassemblement à la division.

Modeste dans notre comportement mais ambitieux pour notre ville, telle est la raison d’être de notre engagement.
Ambitieux, notre projet l’est sans nul doute : réhabilitation de la ZI, création d’un bassin de rétention, réaménagement du pôle des Costières, extension de la vidéosurveillance,…
Notre projet est également réaliste – vous aurez remarqué qu’il n’y a aucune promesse bidon dictée par le seul goût du pouvoir ou la seule volonté de susciter le rêve.
Notre projet est équilibré et responsable : pas de hausse ni des impôts ni du niveau d’endettement de notre commune.
Enfin, notre projet se veut fédérateur (ludothèque à Gallician et Montcalm, festival des arts de la rue,…) et humaniste (avec la création, à la Maison Blanc, d’une Maison de la Santé et de l’Urgence ouverte 24H/24).

Ce projet, il s’adresse à tous les Vauverdoises et Vauverdois, à tous les quartiers et à toutes les populations. C’est un projet qui rassemble plus qu’il ne divise, qui apaise plus qu’il n’alimente les tensions et rancoeurs, qui poursuit le renouveau entamé depuis 5 ans et demi plus qu’il ne prône le retour en arrière, le temps des divisions et des illusions, des querelles et des luttes d’influence qui paralysait notre ville et l’enfermait dans une dangereuse descente aux enfers.
Oui nous préférons « aller au diable Vauvert » avec G. Gayaud plutôt qu’en enfer avec J. Denat.

Car n’en déplaise à notre adversaire, notre projet dépasse largement les étiquettes politiques traditionnelles.

C’est pour cette raison que je voudrai ce soir m‘adresser à tous les Vauverdois, y compris à celles et ceux qui, pour des raisons diverses et variées, n’ont pas voté pour nous au 1er tour.

- Alors je voudrai d’abord m’adresser aux jeunes car je sais qu’un certain nombre d’entre eux se sont laissés bercer par la douce mais ô combien cruelle illusion selon laquelle le candidat de l’immobilisme allait leur dénicher 700 emplois.
Ce chiffre est trop rond pour être vrai mais faisons semblant d’y croire ne serait-ce qu’un instant. Je voudrai simplement poser deux questions simples : où et comment ?
Est-ce que seront considérés comme des emplois des stages au Conseil général du Gard payés 330 euros par mois ? Est-ce que cela signifie le retour des TUC, du CPE ou des emplois jeunes «  à la mode Jospin » ? Bref, est-ce le retour de l’emploi précaire ou celui de l’emploi-mirage, vous savez ceux que l’on voit sans jamais pouvoir les toucher ?
Et bien je vais vous faire cette confidence : c’est avec ce genre de proposition démagogique et mensongère que l’on crée de la distance entre le peuple et ses élus, c’est avec ce genre de proposition que l’on décrédibilise la classe politique et que l’on renforce les extrêmes. Et c’est avec ce genre de propositions que l’on a des lendemains qui déchantent.

Monsieur le Vice-Président du Conseil général du Gard, département où le taux de chômage est l’un des plus élevé de France, l’emploi ça ne se décrète pas, ça se crée. Et ce qui crée l’emploi, c’est la venue de nouvelles entreprises, la création de nouvelles activités, le développement de nos commerces de proximité.
Alors, Monsieur le candidat de l’immobilisme, je ne sais pas si vous avez le bras long, comme certains le prétendent, mais vous avez la parole facile.
Parlons d’ailleurs de cette rumeur comme quoi vous auriez les bras longs et qu’avec vous, les subventions afflueraient. Puisque les actes valent plus que les mots, je ne suis pas venu sans rien ce soir. J’ai ici, dans les mains une lettre écrite et signée par le probable candidat d’opposition à G. Frêche à la région : C. JEANJEAN. Cette lettre vous est adressée : je vous en lis un extrait.
Nous avons là un engagement écrit et ferme de création prochaine d’un lycée à Vauvert. Si nous sommes élus, dès le 12 Avril prochain, je me rendrai à une convention régionale sur les lycées en présence de C. Jeanjean et du Ministre de l’Education nationale.
Alors bien entendu ce n’est qu’une étape mais nous avons obtenu ce que Jean Denat n’a pu obtenir de Georges Frêche, probablement dû à leurs relations électriques.

Alors voyez-vous avoir le Conseil général plus au moins dans la poche, c’est bien. Mais avoir avec nous la région, la majorité des députés de l’Assemblée nationale et l’ensemble des ministres, c’est mieux, c’est clair.

- Après les jeunes, je voudrai désormais m’adresser aux 2 300 abstentionnistes qui font, en ce moment, l’objet de tant de convoitises.
Ce sont des personnes qui n’ont pas encore choisi, soit par désintérêt ou négligence, soit par méconnaissance des véritables enjeux.
A ces abstentionnistes, je voudrai leur dire ceci : comparez et jugez vous-même. Comparez les bilans, comparez les projets et comparez les attitudes.
Si vous êtes contre la politique politicienne, contre la « course à la promesse », contre l’absence de débat public entre les deux candidats (débat proposé par M. Gayaud mais refusé par M. Denat), vous ne pouvez que vous mobiliser et voter pour G. Gayaud.    
Distribuer des tracts, c’est bien, faire des « shows à l’américaine », c’est bien, promener la Denatmobile c’est bien mais accepter le débat public c’est mieux.
C’est mieux pour vous, c’est mieux pour nous et c’est surtout mieux pour la démocratie locale.

Ce soir, je voudrai vous confier, à chacun d’entre vous, une mission : celle de convaincre, d’ici Dimanche, un électeur abstentionniste de voter pour nous. Je ne vous demande pas d’en convaincre 20, 10 ou même 2. Mais seulement 1. Si chacun d’entre nous accomplit sa mission, c’est 500 voix de plus et l’assurance de gagner dimanche soir.
Alors je vous demande de faire cet effort tous ensembles, de manière à ce que notre victoire soit d’abord la vôtre.

- Je voudrai également m’adresser aux 414 électeurs du Front national
Je crois, en effet, qu’il faut distinguer l’appareil, l’idéologie du FN que nous condamnons avec la plus grande fermeté, des électeurs du FN qui ne sont ni des parias, ni des pestiférés, ni, dans bien des cas, des racistes. Ce sont des personnes qui rejettent le système politique dans son ensemble et qui estiment que le vote FN est le meilleur moyen de faire entendre leur mécontentement.
Aux électrices et électeurs du Front national, je voudrai leur dire ceci : si vous n’allez pas voter Dimanche, vous allez donner à la gauche socialo-communiste les clés de la mairie, ce qui signifiera : - de sécurité, + d’impôt, - d’entreprises, + de logements sociaux, - de commerce et d’agriculture, + de passe-droit et de clientélisme.

Je sais que certains des électeurs du FN du 1er tour sont aujourd’hui critiques à l’égard de la politique menée par Nicolas Sarkozy jusqu’ici. Je peux comprendre ces critiques et votre impatience mais, contrairement à ce que prétend notre adversaire, Gayaud, c’est pas Sarko, sinon ça se serait.
Alors arrêtons de vouloir politiser un scrutin dont l’enjeu est local. Ce n’est pas moi qui le dit, ni même Gérard Gayaud. Non, c’est vous qui estimez à plus de 90% que les élections municipales sont d’abord et avant tout un enjeu local. Et bien j’ai le regret de vous dire, qu’une fois encore, le candidat de la gauche divisée navigue à contre-courant.
Ce n’est pas G. Gayaud qui avance masqué, c’est M. l’ancien premier adjoint qui recule ébloui par les promesses qu’il ne pourra tenir. Oui Monsieur le candidat de la division à gauche, le passage de l’ombre à la lumière ne se fait pas sans éclat.

-  Je voudrai également m’adresser aux électeurs centristes que je connais bien puisque j’en suis moi-même un.
Que vous soyez du MoDem de François Bayrou ou du Nouveau Centre d’Hervé Morin, je serai en tant que Président national des Jeunes Centristes, ancien membre de l’équipe de campagne de F. Bayrou aux élections présidentielles et actuel chargé d’études à l’Assemblée nationale auprès des députés centristes, votre représentant sur Vauvert.
Et je peux vous dire que tout le Centre soutient M. Gayaud tout simplement parce que – et je vais peut être lui apprendre ce soir – Gérard est profondément centriste.
Parce qu’un centriste, c’est quelqu’un de pragmatique qui aborde les problèmes sans idéologie partisane. C’est quelqu’un de raisonnable, humble et modeste qui demande de la vérité et de la transparence. Alors oui, si vous êtes du Centre, que vous croyez en la liberté, la tolérance et au respect de chacun, vous ne pouvez voter Dimanche soir que pour G. Gayaud.

- Enfin, parce que j’ai dit tout à l’heure que notre projet s’adresse à tout le monde, je voudrais également m’adresser à ceux qui ont voté Jean Denat au 1er tour

Beaucoup de socialistes, militants ou sympathisants, reconnaissent volontiers le travail effectué par G. Gayaud et son équipe d’élus sortants : la nouvelle école Abauzit, c’est lui ; les arènes, c’est lui ; le quartier de la Condamine, c’est lui ; les travaux au Valat de la Reyne, c’est lui ; 0% de hausse d’impôt depuis 2003, c’est lui ; la vidéosurveillance c’est encore lui ; la navette urbaine pour les personnes à mobilité réduite, c’est lui ; le portage des repas, c’est lui ; les Nuits du jazz ; c’est lui ; la féria Banda y toros, c’est encore lui.
Bref, on pourrait continuer cette liste à l’infini. Alors c’est vrai, un bilan ne fait pas une élection mais il démontre au moins la capacité de travail et l’efficacité d’un Maire.

De la même manière, beaucoup de socialistes s’interrogent sur la manière, pour le moins discourtoise voire quelque peu méprisante, dont l’ancien Maire de Vauvert Guy Roca et ses proches ont été mis sur la touche.
Alors je voudrai vous dire à vous qui êtes des socialistes de la 1ère heure que même si nous ne partageons pas toujours les mêmes idées, je comprends votre désarroi, votre amertume même, à l’égard du candidat d’une partie de la gauche seulement ainsi qu’à l’égard d’un système de clan, verrouillé de l’intérieur pour mieux contrôler l’extérieur.

Alors peut-être que malgré tous ces affronts vous ne voterez pas pour nous Dimanche mais je suis intimement persuadé que, d’une manière ou d’une autre, Dimanche vous exprimerez votre mécontentement et vous ne cautionnerez pas un système clanique, aux antipodes des valeurs d’humanisme et de solidarité que vous avez raison de défendre.
Comme vous, nous sommes contre le cumul des mandats, contre le verrouillage par le haut et pour le débat public.

Mes chers amis, Dimanche soir, c’est toute une ville qui va retenir son souffle. Vauverdois de la 1ère heure ou nouveaux Vauverdois, Vauverdois de souche ou Vauverdois d’adoption, Vauverdois de cœur ou Vauverdois de raison, vous aurez le choix entre le candidat qui incarne l’avenir et le renouveau, et celui qui incarne le retour au passé, à l’immobilisme et le laxisme coupable.
Chacun d’entre vous se souvient des évènements de 1999 et chacun d’entre vous ne souhaite pas que l’Histoire se répète. Vauvert n’a pas besoin d’agitation, de clan ou de division. Au contraire, Vauvert a besoin d’un Maire capable d’apaiser les tensions, d’éliminer les rancoeurs, de chercher le consensus et surtout, de servir à plein temps tous les Vauverdois et Vauverdoises, tous les quartiers et toutes les populations.

Alors c’est vrai, au 1er tour, la démagogie, ça peut temporairement payer
-    le mensonge, ça peut ne pas être tout de suite démasqué
-    la politique politicienne, ça peut éventuellement susciter des passions
-    et le « show à l’américaine », ça peut de temps en temps éveiller la curiosité.

Mais au second tour, ce qui paye :
-    ce n’est pas la démagogie mais la sincérité
-    ce n’est pas la politique politicienne mais le pragmatisme
-    ce n’est pas le mensonge mais la vérité
-    ce n’est pas le « m’as-tu vu » mais le « m’as-tu écouté »

Les Vauverdois ne veulent pas à la tête de leur ville la liste « Vauvert au cœur, Vauvert en tête » ou plutôt la liste « Vauvert rancœur, Vauvert s’entête ».

C’est pour cela que, Dimanche soir, nous gagnerons tous ensembles.

Parce que comme le disait le père fondateur de l’Europe, Jean MONNET, en politique comme dans la vie, « il y a ceux qui veulent être quelqu’un et il y a ceux qui veulent faire quelque chose ».

Et bien, en vous mobilisant et votant pour l’équipe de G. Gayaud Dimanche soir, vous pouvez être sûrs que vous serez du côté de ceux qui veulent faire quelque chose pour Vauvert, pour les Vauverdoises et pour les Vauverdois. Je vous remercie.

dimanche, 16 décembre 2007

Conseil national - 16 décembre 2007

Chers amis,


Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus aussi nombreux aujourd’hui et je voulais remercier plus particulièrement les jeunes, qui se sont une fois encore mobilisés en masse. Je dis une fois encore car ils étaient déjà plus d’une centaine lors du café politique que nous avons organisé autour d’Hervé Morin. Mais aussi, parce que lors de la réunion publique du Nouveau Centre à Lyon cette semaine, la moitié des participants étaient des jeunes.

Cette présence massive de la jeunesse est une chance pour notre mouvement.
C’est également la preuve que, contrairement à ce que l’on entend dire ici ou là, la jeunesse d’aujourd’hui est une jeunesse engagée, une jeunesse militante, active, qui souhaite être davantage acteur que spectateur de sa destinée. Il n’y a jamais eu autant de jeunes dans les associations, mouvements politiques ou clubs de réflexion.
Cette jeunesse là, elle demande aux hommes politiques de l’audace, de l’envie, du courage et de l’authenticité.
A cette jeunesse, engagée dans l’action et désireuse de prendre son destin entre ses mains, je voudrai lui dire ceci : c’est au Centre qu’elle pourra le mieux s’exprimer, c’est au Centre qu’elle pourra le mieux se faire entendre.
Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande liberté de parole
Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande marge d’action
Parce que c’est au Centre que vous pouvez dépasser les oppositions idéologiques stériles.
Pourquoi croyez-vous que Nicolas Sarkozy ait fait le choix de l’ouverture ? Parce qu’il sait très bien que tous les grands hommes politique français et européen viennent du Centre et parce qu’il sait très bien que le succès de sa politique de réformes passe par l’adhésion du Centre.


Et mes chers amis, si j’avais un seul message à vous faire passer, c’est que le Centre c’est nous. Le Centre ce n’est pas le MoDem et d’ailleurs, ça ne l’a jamais été. Ce n’est pas moi qui le dit ni même Hervé Morin ou André Santini, François Sauvadet ou encore Jean-Christophe Lagarde mais François Bayrou qui déclarait lui-même : « ne dites surtout pas que je suis un centriste, ne dites plus que mon projet est centriste ». Et bien, voyez-vous, pour une fois, je suis d’accord avec François Bayrou.
Oui, les égocentristes ne sont pas des centristes.

Ce que je reproche à François Bayrou et Marielle de Sarnez, ce n’est pas de faire alliance avec la gauche – c’est leur droit – mais c’est de ne pas assumer cette alliance, c’est de ne pas assumer ce choix politique. Et, voyez-vous, on nous demande souvent quelle est la différence entre le MoDem et le Nouveau Centre. Et bien la principale différence, c’est que d’un côté, vous avez des hommes et des femmes qui ont fait un choix clair et assumé, celui d’être dans la majorité présidentielle et, de l’autre, un parti qui n’assume pas ses choix, qui renie ses propres valeurs et n’hésite pas à se mettre entre parenthèse de la vie politique pour une simple stratégie personnelle.
Et bien de cela, les centristes n’en veulent point car, en politique comme dans la vie, il faut assumer ses choix sinon l’Histoire finit par vous rattraper.
Ce n’est pas la vision que j’ai du Centre, ce n’est pas la conception que j’ai de la politique.

Mes chers amis, si le soir du premier tour de l’élection présidentielle il y avait eu une autre stratégie, on aurait aujourd’hui entre 80 et 100 députés et toutes les grandes décisions prises dans notre pays dépendraient de nous. Et bien, au lieu de cela, nous avons payé « le salaire de la soumission » à Marielle de Sarnez et au Parti socialiste.

Et bien, émancipons-nous et revenons à ce qui constitue le cœur du projet centriste.

Au cœur du projet centriste, il y a d’abord l’Europe.
Nous avons – et nous les jeunes encore davantage – deux défis à relever :
= remettre l’Europe en état de marche et là, nous saluons l’action et le pragmatisme de Nicolas Sarkozy qui a permis de déboucher sur la signature du Traité simplifié.
Et d’ailleurs, je dois vous le dire, quelle fut ma surprise et ma consternation lorsque, lors du débat préalable sur le Traité simplifié – à l’Assemblée nationale -, François Bayrou n’était même pas présent.
Lui qui fut le défenseur de l’Europe, le chantre du parlementarisme, j’aurai préféré qu’il soit là pour ce débat sur le Traité simplifié plutôt que pour notre proposition de loi sur le financement et le pluralisme des partis politique.
= notre deuxième défi, c’est de remettre la France au cœur de l’Europe
-    d’abord au cœur de l’Europe économique en faisant en sorte qu’elle respecte ses engagements communautaires en matière de dette et déficit publics.
-    Il faut également remettre la France au cœur de l’Europe sociale en inventant un modèle social adapté
-    Remettre la France au cœur de l’Europe, d’un point de vue géographique. Ainsi, le projet de l’Union euro-méditerranéenne est une formidable occasion de refaire de la France le centre de gravité de l’Europe
-    Enfin, seule l’instauration d’une véritable diplomatie européenne permettra de faire entendre notre voix dans le concert des nations.  

A la veille de la présidence française de l’Union européenne, les JC seront très engagés, notamment par le biais du pôle Europe que nous venons de constituer.
Nous serons le plus européen de tous les mouvements jeunes rattachés à un parti politique parce que l’Europe est votre avenir, votre horizon et parce que l’Europe ne doit pas être une affaire de spécialistes, de technocrates. L’Europe, c’est d’abord l’affaire des jeunes, l’affaire des peuples.
Et si l’idéal européen agonise et bien, ressuscitons-le, tous ensembles ! Et je donne rendez-vous à tous les jeunes européens pour des actions et manifestations de grande ampleur en 2008.


Au cœur du projet centriste, il y a aussi la solidarité : solidarité envers les personnes âgées, les personnes handicapées. Et je tiens à saluer le travail de notre Ministre, Valérie Létard, qui souhaite mettre en place une véritable politique d’accessibilité aux lieux pour ces personnes. Nous sommes très en retard sur ce sujet. Or, sans accès, il n’y a point de travail, point de rencontres, point de vie.

La solidarité, c’est aussi la solidarité envers les plus jeunes qui ont malheureusement bien souvent une trajectoire toute tracée : dépendance vis à vis des parents, RMI, petits boulots, CDD, contrats en alternance,…Notre génération doit faire face à un nouveau phénomène qui est celui du déclassement.

Et bien il faut casser cette spirale infernale, en rompant avec les politiques du passé. Oui, nous soutenons la réforme des régimes spéciaux, la loi sur l’autonomie des universités. Et oui, nous avons condamné le blocage des universités et les conditions dans lesquelles se sont déroulées les Assemblées Générales au sein des universités. Ceci est un déni de démocratie.
Alors bien sûr que cette loi ne règlera pas tous les problèmes que rencontrent les étudiants. Et les Jeunes Centristes seront très engagés sur les questions essentielles que sont la construction de nouveaux logements étudiants, les conditions d’octroi des Bourses, l’accès à l’emploi,…

Au cœur du projet centriste, il y a aussi l’économie innovante et la lutte contre la dette. On parle beaucoup de pouvoir d’achat en ce moment mais redonnons d’abord de la compétitivité à nos entreprises et on redonnera ensuite du pouvoir d’achat aux Français.
Enfin, il y a un sujet qui est une priorité absolue pour chaque centriste que vous êtes, c’est celui de la réduction de notre dette publique. La dette, ce n’est pas simplement l’affaire des spécialistes, l’affaire des technocrates. Non, la dette, c’est l’affaire de tous et je dirai même, c’est d’abord l’affaire des jeunes. Car du niveau de l’endettement de notre pays dépendra l’avenir de notre génération.


Enfin, au cœur du projet centriste, il y a l’excellence écologique, le développement durable. Et là encore, nous qui sommes la 1ère génération de l’après-pétrole, nous devons prendre ce sujet à bras le corps.
Le Grenelle de l’environnement est une première étape mais, s’il y a bien un domaine où il faut agir localement et penser globalement, c’est bien celui de l’environnement.


Ce projet centriste, les Jeunes Centristes entendent y prendre toute leur place. Car si le Nouveau Centre souhaite être la start-up de la majorité présidentielle, les Jeunes Centristes doivent être la start-up du Nouveau Centre.

Car la mission première d’un mouvement jeune, c’est d’être un moteur, une force d’impulsion et de proposition, qui participe à l’élaboration du projet et qui s’engage dans la vie politique de notre pays. 


Alors, en guise de conclusion, je voudrai répondre à cette question : pourquoi faire le choix de l’engagement, pourquoi s’engager avec les Jeunes Centristes ?

- Parce que la première valeur des Jeunes Centristes, c’est la liberté : liberté de parole, liberté de pensée, liberté d’action.

- La deuxième raison, c’est l’échange direct que vous pourrez avoir avec nos députés, avec nos élus. Nous sommes une structure souple et réactive, alors profitez-en.

- Enfin, c’est le choix de l’action, le choix de la réforme.
Nous sommes un mouvement ouvert sur l’extérieur, ouvert sur les autres où chacun d’entre vous apportera sa propre valeur ajoutée.

Vous avez la chance d’être dans un mouvement qui préfère la proposition à la critique systématique, l’action à l’inaction, le rassemblement à la division.
Alors, profitez-en, engagez-vous, allez-y, n’ayez pas peur, prenez des risques car la politique c’est d’abord prendre des risques.


Et cet engagement, Hervé Morin nous l’a dit lui-même, il commence dès les élections municipales, avec des candidats Jeunes Centristes, qui ne seront pas là pour faire de la simple figuration ou être des faire-valoir, mais pour exercer des responsabilités locales.


La politique de réformes engagée par Nicolas Sarkozy a besoin du Centre et le Centre a besoin de vous.
Alors comme le disait Jean MONNET, « il y a ceux qui veulent être quelqu’un et il y a ceux qui veulent faire quelque chose ».
Et bien, vous qui êtes du Nouveau Centre, vous qui êtes Jeunes Centristes, vous qui êtes du Centre, faite en sorte d’être du côté de ceux qui veulent faire quelque chose.

Ne soyez pas fataliste car la fatalité coupe les ailes à notre jeunesse et à la société toute entière.

Soyez utile à votre pays, soyez acteur de votre propre destinée, soyez vecteur de changement et surtout soyez fidèles à vous-même, à vos valeurs, vos convictions. Bref, soyez Jeunes et Centristes.

Je vous remercie.